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Pourquoi Adelphe était-il aussi célèbre ?

C'était une question que Tom s'était souvent posé.

A présent qu'il l'observait à travers son objectif, supervisé par un photographe professionnel, il le comprenait aisément.

Adelphe était à l'aise avec l'appareil en face à face. Il se rendait beau et attirant sur n'importe quelle photo. De base, quand on l'observait, on pouvait lui trouver bons nombres de défauts physiques, et on se rendait compte qu'il n'était pas si beau. Mais ce qui trompait l'½il avec volupté, c'était ce charisme fou qu'il dégageait. Vous savez, cette petite chose qui fait qu'on se retourne sur le passage de quelqu'un qui nous est inconnu dans la rue. Et c'était bien cela, qui avait fait le succès d'Adelphe Newbirth.

-C'est fini pour aujourd'hui. Bravo pour votre travail.

Mais trêve de réflexions.

Le jeune mannequin brun remercia chaleureusement les maquilleuses, stylistes et photographes, avant de se diriger vers son petit ami. Depuis qu'ils étaient ensemble, l'attitude d'Adelphe s'était passablement amélioré, au grand plaisir de ceux qui travaillaient avec lui. Tom, quand à lui, se montrait quelque peu plus sociable, mais pas de changement aussi flagrant que chez le modèle : il ne fallait pas trop en demander non plus.

Attrapant Tom par le poignet, Adelphe se dirigea vers sa loge privée, prenant bien soin de la fermer à clé après y être entré.

-Enfin seuls ! s'exclama le brun, faisant rire le jeune photographe qui s'empara doucement des lèvres du jeune homme

Leur baiser ne dura qu'un court instant, avant qu'Adelphe ne réclamât fortement une douche bien méritée selon ses dires après « toutes ces heures passées sous les projecteurs puissants et assommants » du studio.

Tom le lâchait pour qu'il puisse aller dans la petite salle privée de sa loge, mais contre toute attente, Adelphe l'embarqua avec lui. Le rouge monta aux joues du blond alors que le brun se déshabillait sous ses yeux, avec lenteur et délectation dans un seul et unique but : exciter le pauvre photographe qui avait l'impression de se retrouver à l'époque de ses premiers ébats sexuels tellement la couleur tomate envahissait son visage à cette vue plus qu'appréciable malgré tout.

Lorsqu'Adelphe fut nu comme un nouveau né, il passa ses bras autour du cou de son petit ami (il était tellement agréable de l'appeler comme ça) pour l'embrasser en surface.

-Et moi ? J'ai le droit à un striptease aussi ?

-Ca va te coûter cher. Très cher.

-Pas grave, je suis riche.


Tom eut un sourire gêné, mais n'empêcha nullement le grand brun de détacher avec lenteur la ceinture de son jean, qui rejoignit rapidement celui d'Adelphe, à l'extérieur de la salle de bain. Le sort de son T-shirt ne fut gère différent, idem pour son boxer, tandis que lui, finissait l'aventure sous le jet d'eau chaude de la douche, un mannequin (nu, je pense qu'il était inutile de le rappeler) collé à lui.

Il y avait bien pire destin que celui-ci.

[...]

-Huum bordel continue...

Tom gémit en sentant les vibrations du rire d'Adelphe sur sa fierté. Il déposa un léger baiser sur le sommet, et remonta aux lèvres du blond qui grogna de frustration.

-Un problème TomTomichou ?

-Ne m'appelle pas comme ça, c'est ridicule.

-D'accord.


Adelphe prit un air vexé, et commença à amorcer un mouvement vers la porte de douche, mais Tom le rattrapa bien vite.

-Tu ne vas pas me laisser comme ça quand même ?

Le mannequin haussa un sourcil, prenant un air faussement interrogateur, avant que son regard ne tombe sur l'entrejambe de Tom.

-Huum ça doit être tellement douloureux.

-Adelphe...

-J'ai tous les pouvoirs dans cette histoire, c'est magnifique.

-Adelphe.

-J'ai tellement mal pour toi, je comprends ta frustration.

-Adelphe !!


L'interpellé sembla sur le point de continuer son monologue sur la souffrance que devait ressentir Tom à rester dans cet état sans intervention d'une tierce personne, autrement dit, là, Adelphe lui-même, mais il fut interrompu violemment par le blond qui le plaqua contre la paroi de la douche, s'emparant de ses lèvres, et se frottant contre lui, éveillant le sexe d'Adelphe qui retenait à peine ses gémissements.

-Putain Tom !

-Un... un soucis ?
souffla l'intéressé, accentuant ses mouvements contre le corps du brun

-Oh grand dieu... aucun ! répondit Adelphe en couinant de façon bien peu masculine, chose dont il ne se préoccupait absolument pas tant il était excité.

Adelphe bloqua Tom contre le carrelage qui recouvrait le mur, et descendit lentement pour reprendre là il s'était arrêté plus tôt.

Toujours cette volonté de contrôler. Même quand il s'agissait de sexe.

Un frisson parcourut Tom lorsqu'il sentit le souffle d'Adelphe sur cette partie si intime de sa personne. Frisson vite remplacé par de lourds gémissements alors que la langue du mannequin s'enroulait lentement autour de son gland, cette surface si sensible, chose que le brun savait parfaitement, c'est pourquoi il s'amusa à faire glisser, doucement, le bout de sa langue sur la fente.

C'était plus que Tom ne pouvait en supporter.

Sa main descendait pour s'occuper lui-même de sa délicieuse souffrance, mais les doigts de son amant agrippa les siens, les empêchant de continuer.

-Haaaan bordel !

Cette chaleur humide autour de son membre le rendait fou. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas pris le temps de quelques préliminaires, préférant se vider rapidement lors de l'acte en lui-même pour se débarrasser au plus vite de son partenaire de quelques heures. Là, tout était différent. L'homme qui était à quatre pattes à ses pieds, la bouche faisant de rapides va et viens qui lui arrachait tant de gémissements et bientôt des cris, tout en caressant le creux de ses reins, cet endroit où la peau était si douce, cet homme qui lui donnait tant de plaisir en ce moment était son petit ami.

Et en ça, tout ce qui se rapprochait de près ou de loin au sexe était, avec lui, autre chose que de la baise.

Ses hanches bougèrent toutes seules, demandant plus de vitesse. Sa verge lui semblait au bord de l'explosion, elle lui faisait mal, tellement mal que la tête lui tournait. Il perdait pied, ses pensées n'étaient plus cohérentes, grand dieu cette bouche était divine. Il n'y avait que cette bouche à laquelle il pouvait penser. Cette seule et unique bouche qui bordel lui faisait voir des étoiles tellement il ressentait de plaisir.

Il se rapprochait de ses putains d'étoiles, murmurant en litanie, suppliant plutôt, Adelphe de continuer, toujours plus vite, toujours fort. Son dos claquait contre le carrelage, la buée était omniprésente sur les portes opaques de la large douche.

Il atteint enfin l'orgasme, comme une libération, criant, tenant à peine sur ses jambes.

Criant un seul nom.

Celui d'Adelphe.







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# Posté le mercredi 17 septembre 2008 18:07

Modifié le samedi 27 septembre 2008 12:25

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Adelphe grimaça, avalant un énième Aspirin au goût amer qu'il s'empêcha d'aller immédiatement recracher dans les toilettes. Observant son visage pâle dans le grand miroir de sa salle de bain, il regretta d'avoir installé des spots aussi lumineux tant il se fit peur : des cernes monstrueuses, les yeux rouges et les lèvres presque blanches. Les lumières, trop fortes, l'obligèrent à fermer les yeux. Et cette migraine qui n'en finissait pas de lui marteler le crâne.

Le jeune brun était peut être de faible constitution, mais il tombait rarement malade. Pratiquement jamais à vrai dire. Ce mal de tête violent l'avait surpris en plein sommeil, l'empêchant de finir sa nuit. D'où son air de cadavre ambulant.

Et pendant qu'il souffrait le martyre dans sa salle d'eau immense, Tom dormait paisiblement comme un bébé dans son lit.

De quoi devenir fou.

[...]

-Adelphe ?

Le concerné releva la tête de la cuvette des toilettes, s'essuyant la bouche avec du papier, la gorge brûlante, les larmes aux yeux, le goût de bile toujours présent sur son palais et sa langue.

-Adelphe ?! Tout va bien ? J'ai entendu des bruits bizarres.

La porte s'ouvrit sur le mannequin, devenu presque transparent tellement son teint était blanchâtre. Tom écarquilla les yeux en voyant son petit ami dans un tel état alors que la veille il semblait capable de passer une nuit blanche à danser en boîte comme une furie.

-T'as mangé un truc pas frais ?

-La seule chose pas fraîche que j'aurai pu manger hier différent de ce que tu as avalé Tom, c'était ta bite.


Tom grimaça. Adelphe était vulgaire, donc de mauvais humeur : dure journée en perspective.

[...]

Le blond observa d'un ½il inquiet le brun, avachi devant la télé, l'air absent, couvert d'une couverture, une bassine en plastique à côté de lui, les médicaments amassés en masse sur la table du salon, prêt à l'emploi.
Depuis ce matin, Adelphe ne cessait de vomir, d'avoir des vertiges et de se plaindre de migraines en étant au plus haut point désagréable avec Tom.

-Putain... grogna le malade

Le blond se rapprocha et posa sa main sur son front. Un peu de fièvre.

-Ca t'arrive souvent ?

-Jamais.


Le silence revint, quelque peu interrompu par la respiration sifflante d'Adelphe.

-J'vais mouriiiiiir...

-Mais non...
ricana Tom en caressant doucement les cheveux du malade.

C'était venu d'un coup, sans prévenir d'après Adelphe. En pleine nuit, et sans signe avant coureur. Et comme il l'avait fait remarqué de façon peu délicate, il n'avait rien mangé de bien différent par rapport à Tom qui lui était en pleine forme.

Etrange.

[...]

Adelphe s'appuya de tout son poids sur la commode du couloir. Ses vertiges reprenaient. Plus violents qu'avant. Sa tête lui lançait.

« Tu restes prudent mon ange hein... Penses à maman qui se fait du souci pour toi quand tu es loin d'elle. Alors fais bien attention, et écoute ton père, d'accord ? »

Ses migraines empirèrent. Ses oreilles bourdonnaient, lui donnant l'impression d'être devenu complètement sourd. Tout tournait.

Mon dieu.

Ses souvenirs revenaient... ?

« ... je ne veux pas que tu m'abandonnes. »

« Jamais je ne t'abandonne, je t'aime trop pour ça... »


Ses jambes étaient tellement faibles. Si faibles qu'elles ne le tinrent plus, et il s'effondra lourdement dans le couloir. Dieu qu'il avait mal, sa tête semblait sur le point d'exploser c'était horrible. Il n'en pouvait plus. Il voulait que ça s'arrête.

« Tu reviens dans une semaine, ce n'est pas si long. »

« Une semaine c'est une éternité. Je ne veux pas que tu partes. »


Des images lui parvinrent en flashs violents, l'agressant. Il se souvenait avoir été dans un étrange hall souterrain, peu éclairé, de l'eau qui s'échappait des canalisations, des gens qui avançaient en petits groupes, les visages blessés, du sang sur leurs vêtements. Puis des pompiers, ou plutôt non, des policiers qui se rapprochaient. Qui lui demandait s'il était tout seul.

« Où sont tes parents ? » qu'ils disaient d'une voix réconfortante

« Ne pas rester là »

« Dangereux »

« Evacuation rapide »


Leurs paroles se mélangeaient rapidement, il ne comprenait pas très bien. Pourtant c'était de l'anglais, il était censé le parler à la perfection.

Puis un craquement sinistre qui résonne dans le souterrain. Les policiers qui échangent des regards horrifiés.

« COURREZ !! »

Puis plus rien.







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# Posté le mardi 30 septembre 2008 10:30

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Monsieur Turman relut une dernière fois la lettre que son frère lui avait envoyé des Maldives, histoire de lui rappeler la neige qui tombait sur les rues de New York. Il soupira et but une petite gorgée de son thé blanc qui lui brûla le palais et la gorge. Il allait pour ouvrir le journal du jour quand le son de la sonnette le coupa dans ses intensions.

Il regarda l'heure un peu matinal, s'étonnant de recevoir de la visite directement chez lui : à part ses patients et quelques uns de ses confrères, il n'était pas extrêmement sociable et ses amis se comptaient sur les doigts d'une main.

Ce fut donc avec surprise qu'il vit Adelphe Newbirth apparaître sur le pas de sa porte.

-Adelphe ? Vous allez bien ? Vous m'avez l'air fatigué.

-Je vais bien mieux qu'hier. Je peux entrer ?

-Bien sûr.


Turman s'effaça rapidement, pour laisser son patient et ami entrer. Lorsque la porte fut claquée et verrouillée, Adelphe se tourna vers lui, un air grave sur le visage.

-Mes souvenirs commencent à revenir.

[...]

-Kaulitz ?

-Allo Tom ? Je suis heureux de vous avoir au téléphone. Avez vous regardé votre courrier ?

-Non mon hôte est parti trop tôt pour ça. Pourquoi ?

-Une lettre officielle a du arriver à l'adresse sous l'adresse vous êtes déclaré ici, pour le temps de votre séjour mais celle pour votre mère doit encore être en chemin. Du moins c'est ce que m'a communiqué le centre d'analyses.

-Ils ont envoyé les résultats ?
demanda Tom d'une voix légèrement tremblante.

-Oui ! Tom, les tests sont positifs. Donaldson junior est bien votre frère Bill. J'ai réussi à trouver son adresse personnelle, ça n'a pas été facile. Lui aussi devrait recevoir un appel ou une lettre donc il doit être au courant à l'heure qu'il est !

Tom ne parvint pas à répondre, les mots restaient complètement bloqués dans sa gorge. Il sentait que ses yeux étaient bien plus humides qu'à l'accoutumé mais il ne pleurait pas.

Pas encore.

-Tom ? Vous êtes toujours là ?

-Hm Hm.

-Vous avez de quoi noter ? Je vais vous donner l'adresse actuelle de votre frère.

-Merci...
souffla Tom

Il pourrait presque voir le détective sourire de l'autre côté de la ligne.

-J'aime les happy end, déclara-t-il simplement

Tom hocha la tête dans le vide, plus pour lui-même que pour son interlocuteur et nota soignement l'adresse qu'il lui donnait.

[...]

Adelphe rougit , gêné.

-Ce que j'ai fait avant de me sentir mal ?

-Oui, ce qu'aurait pu provoquer le retour de vos souvenirs.

-Euh... Eh bien... j'ai... juste eu... quelques relations un peu... poussées... avec mon... petit ami... Vous croyez que ça pourrait... être l'élément déclencheur ?

-Oui bien sûr, s'il s'agissait d'un moment intense pour vous, ça peut-être suffisant.

-Ah...


[...]

Tom regarda l'adresse, cherchant où est-ce qu'il l'avait déjà vu. Il ne savait où cela pouvait être, et la meilleure solution était de demander à Adelphe.

[...]

Adelphe fut interrompu dans ses explications par la sonnerie puissante de son portable qu'il avait oublié de mettre en silencieux. Il allait rejeter l'appel quand il s'agissait de Tom.

[...]

-Tom ?

-Oui c'est moi, j'aurai besoin d'un petit renseignement géographique.

-Bien sûr, je t'écoute.

-Attend je t'envoie l'adresse que je cherche par sms, dis moi si tu connais.


Tom tapa nerveusement l'adresse, toujours en ligne avec son petit ami.

[...]

Adelphe eut un petit rire en lisant l'adresse, et, recollant l'appareil contre son oreille, il déclara tout simplement :

-Bien entendu que je connais : c'est l'adresse de mon immeuble.

[...]

Le c½ur de Tom s'emballa. Mon dieu. Son frère était si proche de lui depuis son arrivée ici, et il ne le savait que maintenant ? La vie était pire qu'ironique.

-Donc tu connais sans doute un certain Donaldson ?

Le rire d'Adelphe accéléra à nouveau le battement de son c½ur : il le connaissait, c'était une certitude.

-Je pense que c'est l'une des personnes que je connais le mieux au monde ! Donaldson est mon vrai nom de famille. Newbirth est un nom de scène ! Je te l'avais déjà dit. Je m'appelle Adelphe Donaldson.

Tom lâcha soudainement son portable, son c½ur cessant de battre.

Avait-il bien entendu ?




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# Posté le dimanche 05 octobre 2008 20:38

Modifié le mardi 07 octobre 2008 21:52

D e r n i e r C h a p i t r e_____________________________ L e t z t e K a p i t e l

Et là, c'est le moment où vous allez me haïr.... Jusqu'au Tome II :]

Bonne lecture.

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-Trümper ?

-Maman... c'est Tom...

-Mon chéri ! Ca va ? Tout se passe bien ?

-Maman. Je viens de prendre mon billet. Je rentre. Aujourd'hui.


[...]

Adelphe s'installa confortablement dans sa Cadillac, attachant lentement sa ceinture de sécurité, s'inquiétant pour Tom. Leur conversation avait été brutalement interrompu et à présent, le blond ne répondait plus à ses appels.

Démarrant, il se concentra un minimum sur la route, pour éviter d'avoir bêtement un accident, mais restait tout de même soucieux.

Lorsqu'il gara sa voiture au bas de son immeuble, il eut un mauvais pressentiment. Chassant toutes idées noires, il prit son courrier, et jeta un coup d'½il en prenant l'ascenseur.

Facture, lettre de l'agence, publicité... une lettre pour Tom, et une dernière pour lui.

Le centre d'analyses.

Avec avidité, il commença à l'ouvrir, quand il remarqua un léger détail. Observant la lettre pour Tom, il constata avec étonnement que la lettre pour Tom venait aussi du centre d'analyses. Ouvrant la porte de l'appartement qui n'était pas verrouillé et éclairé, il fut surpris par l'immense silence qui y régnait. Pas un son de guitare, pas de télé allumée, pas de bruit venant de la salle de bain, pas de conversation téléphonique.

Juste un angoissant silence, lourd et pesant. L'appartement semblait avoir perdu toute vie.

-Tom ?

Adelphe déposa ses affaires au sol, les lettres toujours en main. Bien qu'inquiet pour Tom, il prit tout de même le temps de s'assoir dans le canapé et d'ouvrir la réponse du centre d'analyses.

Tremblant, il déplia la feuille d'un coup sec du poignet, et commença sa lecture.

Monsieur Donaldson Adelphe,

Suite à votre prise de sang effectuée la semaine dernière pour comparaison, nous avons le plaisir de vous annoncer que les tests sont positifs. Nous vous communiquons donc dès à présent les cordonnées permanentes de la personne ayant effectué ce test avec vous, c'est à dire Monsieur Kaulitz-Trümper Tom qui est, selon votre dossier d'origine, votre frère jumeau, votre aîné de dix minutes. Pour consulter votre dossier de naissance, il suffit de contacter nos services à votre nom complet, Kaulitz-Trümper Bill Daren afin qu'il vous soit transmis.

Ci-joint, les coordonnées qu'a laissé votre frère afin de reprendre contact avec votre famille biologique.

Une lettre semblable a été envoyé à votre mère biologique et son mari, ainsi qu'à votre jumeau.

Avec nos sincères amitiés.


Oh.

Bordel.

De.

Merde.


Son c½ur qui semblait avoir cessé tout mouvement, repris violemment du service, tellement vite et tellement fort qu'il se crut sur le point de s'effondrer.

Il n'arrivait tout simplement pas à réaliser. C'était forcément un énorme canular, ou bien il allait se réveiller avec Tom à ses côtés qui lui assurerait qu'il avait fait un vilain cauchemar. Ou tout simplement Tom allait débarquer en hurlant "Poisson d'avril" comme en France.

Sauf qu'on était ni en avril, ni en France.

Tom... Tom...

Bordel où était Tom ?

Il se dirigea vers la chambre de son petit ami tentant d'effacer de mémoire toute cette grotesque histoire. Mais en passant devant l'ordinateur il se stoppa en voyant la page ouverte.

Lufthansa vous remercie de votre achat. Voici les détails de votre réservation.


Il ignora les autres blablas habituels, et lut directement l'heure du vol départ qui avait lieu... cet après midi.

Départ à 17h30 à New York
Arrivée à Paris à 13h45 (+ 1 jour)
Départ à Paris à 15h
Arrivée à Berlin à 16h15.

Aller simple pour un adulte.


A peine dix minutes plus tard, Adelphe ou Bill il ne savait plus, roulait à toute vitesse dans les rues de New York en direction de l'aéroport, frôlant toujours de peu l'accident.

Il était 17h.


[...]

-Les passagers du vol Lufthansa en direction de Paris Charles de Gaulle sont priés de se rendre à la porte d'embarquement K23.

Tom se leva, lentement, le regard perdu dans le vide. Il s'empara de son sac pour se diriger vers la porte d'embarquement de son vol. Il marchait lentement, l'esprit vide de toutes pensées. Il ne se préoccupait pas de ce qui l'entourait et....

-TOM !!!!

Sa bulle se brisa. Des dizaines de personnes se retournèrent sur le brun qui arrivait en courant, tenant en main deux lettres chiffonnées d'avoir été trop lu.

-Tom je... pourquoi tu.... qu'est ce que tu fais ? bégailla-t-il difficilement, essoufflé et perturbé

Tom ne le regarda qu'un instant, l'air toujours aussi absent. D'un geste brusque, il tourna le dos à... Adelphe, reprenant sa marche.

-Tom !

Il se sentit alors tiré en arrière et se retrouva face à un brun en pleurs.

-Tu ne peux pas partir comme ça sans un mot Tom! Tu ne peux pas tu ne peux pas m'abandonner, tu n'as pas le droit...

-Je rentre chez moi,
déclara machinalement Tom

-Mais je suis ton frère.... apparemment... murmura-t-il, peu convaincu

Tom le foudroya du regard et le repoussa, le faisant tomber au sol.

-Je n'ai plus de frère! cracha-t-il avec rage, Il est mort. Il y a huit ans dans ce pays de merde.

Adelphe regarda Tom partir sans un mot.

Il n'y avait rien à dire.

Rien à faire.

A part se laisser aller à pleurer pitoyablement sur le sol de l'aéroport sous le regard curieux ou méprisant des passants.




FIN TOME I.




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D e r n i e r  C h a p i t r e_____________________________ L e t z t e  K a p i t e l

# Posté le mercredi 08 octobre 2008 20:48

Modifié le mercredi 08 octobre 2008 20:58

<p></p><p></p>In Der Hoffnung Auf Bessere Tage...<p></p><p></p>

<p></p><p></p>In Der Hoffnung Auf Bessere Tage...<p></p><p></p>
Gib Mir Ein' Leben
T o m e I I




In Der Hoffnung Auf Bessere Tage
(Dans l'Espoir de Jours Meilleurs...)




P R O L O G U E
P r o l o g





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Parfois dans la vie, il y a des évènements inattendus. Tellement inattendus, que lorsqu'ils nous tombent dessus, on se retrouve désarçonné, on ne sait plus quoi penser, et la seule solution qui se présente à nous est la fuite. Fuir jusqu'où nos jambes peuvent nous porter, sans regarder en arrière, de peur que tout nous revienne à la face comme un boomerang. Adelphe Newbirth, ou plutôt Bill Kaulitz, avait fui toute sa vie, perdu dans les méandres de son amnésie. Mais le jour où il trouvait une lumière pour lui donner le chemin vers la sortie, la route s'effondrait sous ses pieds.

Il était encore plus perdu qu'avant.






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# Posté le mercredi 08 octobre 2008 21:24

Modifié le jeudi 09 octobre 2008 07:40